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AFPS Rapport mission 2010 Seisme Maule (Chili)

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  • Dates : 27 Février 2010 à 3h34 - Heure locale (UTC-4) 
  • Localisation :35°50’ 46’’ sud, 72°43’ 08’’ ouest
  • Magnitude selon l’échelle de Richter : 8,8
  • Origine et mécanisme sismotectonique : ce séisme s’est produit dans la zone de subduction, au niveau du plan de contact entre les plaques Nazca et Amérique du Sud (séisme d’interface de plaque)
  • Profondeur du foyer :  35 km    

Mots clés : Chili, subduction, tsunami

Caractéristiques générales

Le séisme du samedi 27 Février 2010 (de magnitude Mw=8.8) a rompu une portion d’environ 500 à 600 km de la zone de subduction entre la plaque océanique Nazca et la plaque lithosphérique d’Amérique du Sud. L’épicentre du séisme, localisé à 6 km à l’Ouest de la côte, s’est produit au centre du Chili, approximativement à la latitude de la ville de Constitucion, à un peu plus de 300 km au Sud-Ouest de la capitale, Santiago du Chili. Il a affecté l’une des zones du Chili qui concentre une large part de la population, de Santiago au Nord à Concepcion au Sud et de la production du PIB.

Caractéristiques sismologiques

Tout le long de la marge chilienne, l’activité sismique et tectonique est principalement liée au processus de subduction de la plaque océanique Nazca sous la plaque lithosphérique Sud-américaine. Ces deux plaques convergent suivant une direction moyenne N78°E. La limite de plaque étant globalement Nord-Sud le long du Chili, le vecteur de convergence est donc légèrement oblique par rapport à la limite de plaques. Les segments de subduction à pendage normal sont associés à un front volcanique actif dans la chaîne andine (Chili du Nord et du Sud). Par contre, les segments de subduction à faible pendage n’engendrent pas d’activité volcanique (Chili central et Pérou central).

Conséquences structurales et géotechniques

Les conséquences structurales du séisme de Maule ont été analysée en détail par typologie de structures : béton armé, maçonnerie, bois en enfin, bâtiments historiques. Différents cas d’études sont présentés dans le rapport. De manière globale, il a été constaté que De nombreux dommages sont également consécutifs à un défaut de considération des contraintes géotechniques liées à la nature du sous-sol qu’aux effets des mouvements vibratoires. Les phénomènes de liquéfaction et de « lateral spreading » ont été à l’origine de très nombreux dommages ou destructions d’ouvrages d’art, de routes ou d’ouvrages portuaires.

Conséquences socio-économiques

Le constat le plus frappant est le faible nombre de pertes humaines en regard de la taille de l’événement dont un quart est dû au tsunami. Pour se convaincre de l’efficacité du code vis à vis de la sauvegarde des vies humaines, il suffit de comparer le bilan de ce séisme de magnitude de moment 8.8 (environ 500 morts) à celui d’Haïti de magnitude de moment 7.0 qui a engendré plus de 200 000 morts. Et de rappeler que seulement 5 bâtiments en béton armé sur les 12000 construits depuis 1985 dans la région se sont effondrés. L’occurrence du séisme dans la nuit a limité considérablement le nombre de victimes qui aurait été plus lourd si la population avait été présente en plus grand nombre dans les rues ou sur les routes, de nombreux débris étant tombés des immeubles et plusieurs ponts s’étant effondrés. En revanche les pertes économiques, pour autant que leur quantification soit fiable, sont très élevées (15 % du PIB).

Dégâts caractéristiques

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A télécharger

Le rapport : 

Le résumé (rédigé par Benjamin Richard) :

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