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Glossaire

L'objectif du présent glossaire est de vous familiarise avec les termes employés en sismologie. En complément, nous vous invitons à prendre également connaissance de notre Foire Aux Questions.

À dire d’expert : Se dit d’une expertise motivée par le retour d’expérience, un croquis ou tout élément justificatif fourni par l’expert.

Accélération maximale : Pour un site donné, valeur maximale de l’accélération mesurée sur les composantes horizontales de l’accélérogramme en un point donné. Son unité de mesure est le m/s2.

Accélération nominale : Valeur d’accélération servant à caler les spectres de réponse dans la réglementation française (aN). Elle n’a pas de signification physique directe. Son unité de mesure est le m/s2.

Accélérogramme : Enregistrement par un accéléromètre de l’accélération du sol pendant un séisme, en fonction du temps dans une direction donnée.

Accéléromètre ou accélérographe : Appareil permettant de mesurer l’accélération du mouvement du sol dans une gamme de valeurs d’accélération dépendant du type de l’appareil. A la différence du sismographe (ou sismomètre), il est utilisé pour enregistrer les mouvements de forte amplitude, qui se produisent près de l’épicentre des séismes, sans saturation rapide des valeurs enregistrées pour des fortes amplitudes du mouvement.

Affleurement : Lieu ou les roches qui forment le sous-sol affleurent à la surface sans être masquées par des formations superficielles de type : éboulis, alluvions, sables éoliens...

Aléa sismique : Possibilité pour un site de subir une secousse sismique de caractéristiques données. Peut être décrit selon une approche probabiliste ou déterministe et établi à l’échelle régionale et à l’échelle locale. Dans ce dernier cas, il inclut les effets de site et les effets induits (voir ces termes).

Amortissement : Phénomène de dissipation d’énergie sous forme de chaleur, ayant pour conséquence un décroissement de l’amplitude d’oscillation. Ce phénomène existe dans tous les matériaux, aussi bien les sols et roches, que ceux utilisés pour la construction (béton, métal, bois, etc.), et peut être particulièrement fort en cas de grandes déformations; on parle alors d'amortissement interne, qui peut être visqueux ou hystérétique. Il peut également provenir du frottement au contact entre deux éléments (assemblages, joints, etc.): on parle alors souvent d'amortissement externe.

Amplitude d’une secousse (d’une onde) : Mouvement maximal du sol par rapport à la position d’équilibre.

Analyse sismotectonique : Mise en évidence des relations entre les structures géologiques actives (se déformant encore actuellement) et la sismicité observée ; elle conduit à identifier des failles actives ou sismogènes et des provinces (ou unités) sismotectoniques.

Anthropique : Terme employé pour tout ce qui est relatif à l’espèce humaine.

Approche déterministe (de l’aléa sismique) : Détermination des caractéristiques de la secousse sismique plausible pour un site (intensité macrosismique, paramètres de mouvement du sol, spectre de réponse). L'analyse de l’aléa sismique est réalisée à partir des séismes passés pour rechercher l’événement le plus
important, sans prendre en compte ni leur fréquence d’occurrence ni leur probabilité de retour.

Approche probabiliste (de l’aléa sismique) : Détermination des probabilités de dépassement ou de non-dépassement en un site, au cours d’une période de référence (par ex. probabilités annuelles), de valeurs caractéristiques de l’intensité d’une secousse sismique (intensité macrosismique ou paramètres
de mouvement du sol : accélération, vitesse, déplacement ou spectre de réponse). Sont ainsi pris en compte non seulement l’occurrence historique des séismes dans une région donnée, mais aussi le rythme selon lequel ils se succèdent dans le temps, ainsi que la probabilité que, pour une magnitude et une
distance donnée, le mouvement sismique excède le niveau considéré (voir aussi "période de retour")

Asthénosphère : Couche du globe terrestre située sous la lithosphère, c’est la partie du manteau supérieur compris entre 70 à 150 km et 700 km de profondeur. Il s’agit de la partie plastique du manteau supérieur. Du grec « asthenos », sans résistance.

Charge : Action mécanique sur une structure. On distingue les charges permanentes (poids propre, poids et pression des terres, ...), les charges variables (charges d’exploitation, vent, neige, …) et les charges accidentelles (séismes, inondation, impacts …). Ces dernières ont une faible probabilité de se
produire, mais les effets qu’elles engendrent sont en général importants.

Coefficient d’amplification : Coefficient multiplicateur appliqué dans la définition de l’action sismique pour tenir compte de l’effet topographique.

Coefficient de comportement (q) : Coefficient utilisé dans les normes de construction pour caractériser la capacité d’une structure à dissiper l’énergie dans le domaine post-élastique sur la base d’analyses élastiques linéaires ; il prend en considération sa ductilité d’ensemble, ainsi que ses facultés d’amortissement.

Collision continentale : Le phénomène de collision continentale est la confrontation de deux plaques continentales qui suit la disparition des lithosphères océaniques par subduction ; il est à ce titre la deuxième phase du phénomène de convergence. La collision provoque la formation de structures géologiques comme les plis, chevauchements et nappes de charriage et entraîne à terme une orogenèse.

Contexte sismotectonique : Ensemble des données géologiques, tectoniques et sismologiques qui permettent de caractériser une zone.

Convergence : Mouvements de rapprochement de deux plaques lithosphériques. L’une peut plonger sous l’autre (subduction) ou elles peuvent entrer en collision et créer ainsi une chaîne de montagne. Les zones de convergence sont caractérisées par une forte sismicité et des reliefs élevés.

Colonne de sol : Coupe stratigraphique du sol à un endroit donné.

Courbes de « fragilité » : Elles représentent les pourcentages de degrés de dommage (par exemple D0 à D5 de l’échelle EMS 98) d’un type de structure, en fonction d’un paramètre exprimant l’agression, comme par exemple la demande en déplacement spectral de la structure.

Courbes de « vulnérabilité » : Elles sont l’expression de la « fonction de vulnérabilité » d’un type de structure donné ; ces courbes représentent généralement le dommage moyen (exprimé sous la forme d’un pourcentage (0 à 100) ou d’un degré de dommage (0 à 5, selon l’échelle EMS 98 (voir ce terme)) en fonction de
l’agression sismique (intensité, accélération, vitesse, valeur spectrale, …). Elles peuvent être évaluées en fonction d’un indice de vulnérabilité prenant en compte le comportement global du type de structure (matériaux : maçonnerie, béton armé, bois, acier, …, nombre de niveaux, conception en plan et en élévation, dispositions constructives, …)

Croûte terrestre : Couche de roches situées près de la surface de la Terre. Les continents et les bassins océaniques en font partie. Sous les océans, la croûte mesure environ 5 km d’épaisseur, tandis que sous les continents, l’épaisseur moyenne est de 35 km. Le croûte se compose entre autres de basalte et de granite. Le basalte est la principale composante de la croûte océanique tandis que le granite se retrouve principalement dans la croûte continentale.

Déformation élastique : Déformation qui disparaît après la suppression des charges qui l’ont provoquée (déformation réversible).

Déformation plastique ou post-élastique : Déformation irréversible des éléments réalisés en matériaux ductiles après que ceux-ci ont été chargés au-delà de leur limite d’élasticité. Elle peut donner lieu à une importante dissipation d’énergie.

Déterministe : Se dit d’une approche par scénario historique crédible. Voir "approche déterministe".

Désagrégation : Dans une approche probabiliste, détermination de la contribution des différents scénarios sismiques plausibles dans l’évaluation de la probabilité de dépassement du paramètre examiné (accélération maximale, vitesse, accélération spectrale,..) : méthode de vérification que la valeur moyenne
choisie après une étude probabiliste a un sens.

Déversement : Flambage de la seule partie comprimée d’un élément (poutre en général).

Distance épicentrale : Distance par rapport à l’épicentre. Quand on est « près » du séisme, on donne souvent la distance épicentrale en km (d). Quand on est plus loin, on la donne en degrés (D).

Divergence : Mouvements d’écartement de deux plaques lithosphériques. La divergence est le phénomène à l’origine de la naissance et de l’expansion des océans.

Ductilité : Capacité d‘un matériau, et par extension d’un élément ou d’une structure, de subir avant la rupture des déformations plastiques (irréversibles) sans perte significative de résistance. L’absence de rupture fragile d’une structure est un élément essentiel d’une bonne conception parasismique. Ces matériaux « préviennent » donc de l’approche de leur rupture.

Domaine sismotectonique : Le plus souvent délimité par des accidents tectoniques, il correspond à un domaine structural caractérisé par un type de déformation et un niveau de sismicité considéré homogène en tout point.

Échelle de Richter : Mot impropre pour désigner la magnitude, qui est une mesure de la taille des séismes, proposée par C. Richter en 1935. De par sa défintion, elle n’a pas de limite ni supérieure ni inférieure. Sur des critères physiques liés à la taille maximale d’une source sismique et à l’énergie correspondante
qui peut être rayonnée, on estime cependant qu’une valeur limite doit exister (la magnitude des plus forts séismes connus à ce jour ne dépasse pas 9.5 : séisme du Chili en 1960).

Échelle macrosismique d’intensité : Échelle conventionnelle de cotation des effets macrosismiques (voir ce terme). Il existe plusieurs échelles macrosismiques : MSK, EMI, Mercalli, Rossi-Forel, etc. En France et en Europe, on utilise aujourd’hui l’échelle EMS 98 (European Macroseismic Scale), publiée en 1998. Cette échelle comporte 12 degrés discontinus et elle est dérivée de l’échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik, dite « échelle MSK », utilisée historiquement dans les documents plus anciens.

Échelle MSK : Ancienne échelle d’intensité des séismes, mise au point en 1964 par Medvedev, Sponheuer et Karnik. L’échelle d’intensité qui est utilisée actuellement en Europe est l’échelle EMS 98 (European Macroseismic Scale 98).

Effets de site : Modification locale du mouvement sismique en liaison avec les propriétés du site étudié. Cette modification se traduit génralement par une amplification, parfois par une atténuation, de certains paramètres caractérisant le mouvement du sol (accélération spectrale, durée du mouvement,
vitesse maximale, déplacement maximal), du fait des caractéristiques locales du site : topographie, stratigraphie et propriétés mécaniques des sols, etc. Les normes de construction parasismiques permettent de prendre en compte de façon simplifiée les effets de site

Effets directs d’un séisme : Effets dus aux seuls mouvements vibratoires du sol.

Effet de Directivité : Effet Doppler appliqué à l’onde sismique, conduisant à des mouvements sismiques plus ou moins importants selon la position du site par rapport à la source sismique et au sens de propagation de la rupture sismique.

Effets induits par un séisme : Grands mouvements de sols ou de l’eau. Le séisme n’y joue qu’un rôle de déclencheur (glissement, éboulement, effondrement de terrain, etc.), ou il est déterminant dans leur genèse (liquéfaction des sols, seiche, tsunamis, etc.).

Enjeux : Les enjeux sont constitués par les personnes, les biens, les équipements et l’environnement potentiellement menacés par un aléa : on peut hiérarchiser les enjeux en fonction de leur importance avant, pendant et après une crise et en estimer la vulnérabilité face à une intensité donnée d’un événement naturel donné. La notion d’enjeu recouvre une notion de valeur, ou d’importance, ce sont des éléments exposés caractérisés par une valeur fonctionnelle, financière, économique, sociale et/ou politique.

Éléments exposés (au risque) ou Enjeux : Éléments soumis au risque. Toute entité d’origine naturelle ou humaine pouvant subir des dommages et des pertes lors de l’occurrence d’un séisme.

EMS 98 : Classes de vulnérabilité : L’EMS98 (European Macroseismic Scale) classe les bâtiments en 6 niveaux (A, B, C, D, E et F) en fonction de leur vulnérabilité, avec : classe A, la plus vulnérable, à classe F, la moins vulnérable.

EMS 98 : Degrés de dommages : L’EMS98 (European Macroseismic Scale) définit 5 degrés de dommages aux constructions : 1 - dégâts négligeables, 2 - dégâts modérés, 3 - dégâts sensibles à importants, 4 - dégâts très importants, 5 - effondrement partiel ou total.

EMS 98 : Échelle macrosismique : L’EMS98 correspond à une nouvelle échelle d’intensité macrosismique.L’intensité est évaluée en fonction de la répartition qualitative des dommages (de type : quelques, rares, beaucoup) et cela en fonction des différentes classes de vulnérabilité de bâtiments.

Énergie de déformation : Énergie potentielle stockée dans une structure grâce à ses déformations élastiques. Lors d’un séisme, elle est restituée (reconvertie en énergie cinétique) au moment où la structure repasse par sa position d’équilibre.

Épicentre : Point de la surface du globe situé à la verticale du foyer d’un séisme. Il correspond souvent -- mais pas toujours -- au barycentre de la zone où les dégâts sont les plus importants (aire pléistoséiste ou de plus forte intensité macrosismique).

Eurocode 8 : Norme européenne relative à la construction parasismique, déclinée pour la France dans la norme NF EN 1998. Pour les constructions courantes en France, l’application de cette norme NF EN 1998 est rendue obligatoire par un arrêté ministériel.

Faille : Plan de rupture qui divise un volume rocheux en deux compartiments et le long duquel les deux compartiments ont glissé l’un par rapport à l’autre. Les failles peuvent avoir des tailles “continentales”(plus de 1 000 km), jusqu’à des tailles d’ordre décamétrique (visibles dans les carrières ou sur le bord des routes).

Faille active (ou faille sismogène) : Faille sur laquelle une rupture et un glissement se sont produits à une période récente (géologique) et dont on présume qu’elle pourrait engendrer un séisme au cours d’une nouvelle et future rupture.

Faille aveugle : Faille qui n’a pas d'expression directe sous forme de discontinuité en surface.

Faille capable : Faille active susceptible de provoquer une rupture en surface

Foyer (ou hypocentre) du séisme : Lieu origine dans la lithosphère d’un tremblement de terre. Il est également appelé hypocentre (zone où est initialisée la rupture de l’écorce terrestre à l’origine du séisme).

Fragilité : État d’un matériau qui se rompt immédiatement après avoir atteint la limite élastique, au contraire d’un matériau ductile (voir ce mot).

Fréquence d’oscillation : Nombre de cycles d’oscillation par seconde. Elle est mesurée en Hertz (1 cycle par seconde). Correspond à la valeur inverse de la période d’oscillation.

Hypocentre : Cf. Foyer d’un séisme.

Intensité d’un séisme (ou intensité macrosismique) : Caractérise la force d’un séisme par cotation des effets d’un séisme sur les hommes, les structures et l’environnement et cela en un lieu donné à la surface. L’intensité en un point dépend non seulement de la taille du séisme (magnitude) mais aussi de la distance au foyer, de la géologie locale et de la topographie.

Intensité d’Arias : Grandeur quantifiant du potentiel énergétique de l’onde sismique à partir de l’accélérogramme enregistré. 1/2pi* int a2 dt

Isoséiste : Courbe reliant les lieux ayant la même intensité macrosismique.

Liquéfaction du sol : Transformation momentanée par un séisme de sols fins (généralement sables et/ou limons) saturés d’eau en un fluide dense sans résistance au cisaillement et donc sans capacité portante. Cette transformation se produit généralement dans les couches situées entre 0 et 25 m de profondeur.

Lithosphère : Ensemble formé de la croûte et de la partie supérieure rigide du manteau, la lithosphère est découpée en plaques tectoniques qui sont en mouvement sur l’asthénosphère (partie plastique du manteau supérieur).

Macrozonage sismique : Zonage sismique à l’échelle d’un pays ou d’une région, définissant le mouvement sismique dans une situation standard de référence (sol rocheux). Le macrozonage sismique de référence pour la France est celui défini par le décret définissant le zonage sismique national règlementaire,
à savoir le Décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français.

Magnitude (échelle de Richter) : La magnitude représente l’énergie libérée par une source sismique sous forme d’onde pendant un séisme, elle est estimée à partir de l’enregistrement du mouvement du sol pendant un séisme par des sismomètres. C’est une valeur caractéristique de la « puissance » d’un séisme.L’« échelle de Richter » mesure la magnitude des séismes. Elle n’a, par définition, aucune limite théorique (ni inférieure ni supérieure). Se fondant sur des critères physiques (taille maximale d’une secousse tellurique et énergie rayonnée correspondante), on estime néanmoins qu’une valeur limite doit exister : la magnitude des plus violents séismes connus à ce jour ne dépasse pas 9,5. A partir d’une magnitude 5,5 un séisme dont le foyer est peu profond peut causer des dégâts notables aux constructions.

Manteau : Situé sous la croûte terrestre, constitué, du sommet vers la base, d’un manteau supérieur avec une couche rigide puis plastique (asthénosphère), et d’un manteau inférieur solide.

Méthode Monte Carlo : Méthode d’évaluation d’une distribution statistique par tirages aléatoires.

Microzonage sismique : Zonage sismique établi généralement aux échelles 1/5 000 à 1/15 000, sur l’ensemble ou une partie d’un territoire communal.
Le microzonage sismique tient compte du mouvement sismique au rocher (aléa régional) et des modifications de ce mouvement en fonction des conditions locales (effets de site et effets induits). Les techniques mises en oeuvre pour cette cartographie peuvent être plus ou moins complexes selon les moyens impartis, les connaissances géologiques et sismiques initiales et les enjeux.

Mode d’oscillation : Le mouvement d’oscillation d’une structure qui comporte plusieurs masses (planchers p.ex.) étant complexe, on le décompose en plusieurs modes d’oscillation : mode fondamental et modes supérieurs. Dans le mode fondamental, les diverses masses oscillent en phase, dans les modes supérieurs, elles sont plus ou moins déphasées. Le degré de participation de chaque mode au mouvement global peut être calculé.

Modèle sismotectonique : Interprétation cohérente des données sismologiques et tectoniques d’une zone en vue de la détermination de l’aléa.

Moment sismique : Concept récent introduit par les sismologues pour décrire un séisme de façon mécanique, le moment sismique (Mo) correspond au produit d’une constante élastique (module élastique de cisaillement, µ), par le glissement moyen qui s’est produit sur la faille (D), et par la surface de la faille (S). Il est mesuré en Newton mètres. La magnitude est une mesure logarithmique du moment sismique.

Mouvement de convection : Mouvement dû à la chaleur interne de la terre qui anime la roche en fusion du manteau.

Mouvement de terrain : Glissement de terrain.

NÉOPAL : Nom de la base de données des paléoséismes identifiés ou suspecté sur le territoire français.

Néotectonique : Discipline de la géologie qui vise plus particulièrement à identifier les structures actives durant le Plio-pléistocène (0-2 Ma), en vue de caractériser la mise en place et la chronologie de ces déformations récentes en les rattachant à leur contexte géodynamique plus global.

Normes de construction parasismique : Ensemble de règles de construction destinées aux bâtiments afin qu’ils résistent le mieux possible aux séismes.

Ondes sismiques : Ondes élastiques émises lors d’un séisme. Elles se propagent dans toutes les directions à partir de la source jusqu’à épuisement de l’énergie cinétique dont elles sont porteuses. Elles sont responsables du mouvement vibratoire du sol perçu en surface. Elles peuvent se classer en ondes de compression (P), ondes de cisaillement (S) et ondes de surface.

Orogenèse : Ensemble des événements aboutissant à la formation d’une chaîne de montagne.

Ouvrages à risque normal - ORN : Ouvrages pour lesquels les conséquences d’un séisme demeurent circonscrites à leurs occupants et à leur voisinage immédiat.

Ouvrages à risque spécial - ORS : Ouvrages pour lesquels les effets sur les personnes, les biens et l’environnement, de dommages, même mineurs, suite à un séisme, peuvent ne pas être circonscrits au voisinage immédiat des bâtiments, équipements et installations. Il s’agit notamment des installations nucléaires de base, des installations classées pour la protection de l’environnement et des grands barrages.

Paléosisimicité : Discipline qui concerne la recherche des traces de séismes anciens et leur analyse, par extension méthode de caractérisation et d’identification des séismes préhistoriques, sur la base de recherche géologiques. Il s’agit généralement de travaux menés de pair avec ceux de la néotectonique. Les indices de paléosismicité sont des ruptures en surface affectant les couches géologiques récentes (quaternaire).

Parasismique : Ensemble de mesures préventives visant à protéger une construction des actions sismiques.

Pendage d’une faille : Représente l’inclinaison du plan de faille par rapport à l’horizontale.

Période de complétude : Période sur laquelle une base de données est complète sur le type d’évènements que l’on recherche.

Période de retour : Intervalle de temps moyen entre deux occurrences successives d’un phénomène. Dans le cas d’un modèle probabiliste de Poisson, on utilise souvent pour les séismes et les bâtiments courants une période de retour de 475 ans, ce qui correspond à une probabilité d’occurrence de 10% en 50 ans.

Période d’oscillation : Temps d’un cycle d’oscillation mesuré en secondes. Il correspond à la valeur inverse de la fréquence d’oscillation.

Période propre d’oscillation d’un bâtiment : Période à laquelle oscille librement le bâtiment dès l’arrêt des oscillations forcées.

PGA ( "Peak Ground Acceleration"): C’est l’accélération maximale du sol ou accélération de pic en un endroit donné. Est égale à l’accélération spectrale calculée pour une période d’oscillation nulle.

Plaque tectonique : La couche supérieure rigide (lithosphère) de notre planète est découpée en une douzaine de grandes plaques et de nombreuses petites. Ce sont ces entités qui sont mobiles et entraînent les continents dans leur déplacement.

Probabiliste : Voir "approche probabiliste".

Province (ou unité) sismotectonique : Zone géographique où la sismicité est considérée comme homogène dans les modèles sismotectoniques (notamment les zones où la sismicité est assez diffuse et considérée comme imputable à un contexte géologique régional).

Référence au rocher : Définition des mouvements sismiques règlementaires pour un rocher sain de classe A (au sens de la norme NF EN 1998-1 septembre 2005)

Règles de construction parasismique : Elles sont définies, pour les ouvrages "à risque normal", par l' Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite "à risque normal". Ce document fait référence aux textes techniques suivants :

  • Les règles dites "Eurocode 8" constituées des normes NF EN 1998-1, NF EN 1998-3, NF EN 1998-5, accompagnées des documents dits "annexes nationales" des normes NF EN 1998-1/NA, NF EN 1998-3/NA, NF EN 1998-5/NA s’y rapportant.
  • Les Règles PS applicables aux bâtiments,dites règles PS92 (NFP06-013 décembre 1995 amendée A1 février 2001 et A2 novembre 2004 -) (anciennes règles techniques) sont encore applicables sous certaines conditions pendant une période de transition jusqu'au 31/10/2013., mais destinées à devenir caduques).
  • Les èègles PS-MI89,révisées 92 (norme NFP06-014) pour la Construction parasismique des maisons individuelles et des bâtiments assimilés peuvent être utilisées sous certaines conditions pour les constructions de faible importance lorsque leur configuration et leur structure sont simples. Leur emploi dispense de l'application des règles Eurocode 8.
  • L’application des dispositions définies dans le document « Construction parasismique des maisons individuelles aux Antilles, CP-MI Antilles » (édition 2004), rédigé par l’Association française de génie parasismique (AFPS), dispense de l’application des règles Euroce 8 pour les maisons individuelles appartenant à la catégorie d’importance II et situées en zone de sismicité 5,

Rejet d’une faille : Mesure du décalage qui s’est produit entre les deux compartiments séparés par la faille. Il peut avoir une composante : soit verticale, soit horizontale, soit les deux (mouvement composite).

Relation d’atténuation : Relation mathématique traduisant l’atténuation des mouvements sismiques par rapport à la distance parcourue par les ondes sismiques depuis leur source, et par extension leur dépendance à d'autres paramètres sismologiques ou géotechniques (magnitude, mécanisme au foyer, conditions de site, etc.). Elles sont élaborées sur une base essentiellement empirique à partir des enregistrements accélérométriques. Le terme "relations d'atténuation" ou "loi d'atténuation" est en cours de remplacement par le terme "Equation de prédiction du mouvement du sol" – GMPE = Ground Motion Prediction Equation)

Réplique : Secousse sismique de magnitude plus faible succédant au séisme dit “principal” et dont le foyer se trouve à proximité sur le même plan de faille.

Réponse d’une structure au séisme : Réaction d’une construction aux secousses sismiques du sol. Elle est caractérisée par les accélérations, les vitesses et les déplacements de ses éléments, notamment des planchers.

Résonance : Situation de concordance des périodes d’oscillation des ouvrages avec le mouvement sismique du sol, se traduisant par une amplification importante du mouvement de l’ouvrage.

Risque naturel : La circulaire n° 88-67 du 20 juin 1988 relative aux risques naturels et au droit des sols distingue deux notions : le phénomène naturel et le risque naturel. Le phénomène naturel s’oppose au phénomène anthropique, c’est-à-dire provoqué par une action humaine. Il peut être soit localisé (c’est-à-dire lié aux caractéristiques physiques du milieu), soit délocalisé (c’est-à-dire survenant dans un espace quelconque - les phénomènes atmosphériques pour l’essentiel).La notion de risque suppose à priori l’existence de biens ou d’activités (généralement des établissements humains) dommageables. On parle de risque naturel quand un phénomène naturel susceptible de se produire expose des biens et activités à des dommages et des personnes à des préjudices. La catastrophe naturelle correspond à des dommages importants résultant d’une intensité anormale du phénomène naturel. Le risque majeur résulte de la conjonction d’une catastrophe naturelle et de l’existence de biens et activités vulnérables.

Risque sismique : Le risque est le croisement de l’aléa avec les enjeux et leur vulnérabilité. Il peut être exprimé sous la forme de : a) pourcentage de pertes en vies humaines et blessés, b) pourcentage de dommages aux biens et, c) en atteintes à l’activité économique de la zone analysée.

Risque majeur : Menace d’une agression d’origine naturelle ou technologique dont les conséquences pour la population sont dans tous les cas tragiques en raison du déséquilibre brutal entre besoins et moyens de secours disponibles.

Rupture de surface (cosismique) : Ruptures du sol d’origine tectonique associées à un séisme. Ces ruptures s’expriment généralement par le déplacement différentiel, de quelques millimètres à plusieurs mètres, lié au rejeu de la faille. Des déformations du type surélévations, affaissements du sol ou fissuration peuvent apparaître dans la zone proche de la faille, associées ou non à ces ruptures de surface.

Scénario de risque sismique : Analyse globale des conséquences (dommages corporels et matériels) d’un événement sismique d’intensité donnée sur une zone d’étude prédéfinie.

Séisme : Ensemble des phénomènes naturels résultant de la rupture brutale des roches de l’écorce terrestre permettant une brusque libération de l’énergie potentielle de déformation accumulée sous l’action des contraintes tectoniques ; cette rupture se produit sur une faille et émet des ondes sismiques.

Séisme / tremblement de terre / secousse tellurique : Ce sont des vibrations de l’écorce terrestre provoquées par des ondes sismiques qui rayonnent à partir d’une source d’énergie élastique créée par la rupture brutale des roches de la lithosphère (partie la plus externe de la terre).

Séisme de référence : Séisme dont les caractéristiques (magnitude, intensité, profondeur focale, mécanisme) seront celles utilisées pour la prise en compte de l’aléa dans le calcul du risque sismique d’une zone donnée (site ou région).

Séisme majoré de sécurité - SMS : SMS (Intensité) = SMHV (Intensité) + 1; SMS (magnitude) = SMHV (magnitude) + 0.5

Séisme maximal historiquement vraisemblable - SMHV : Plus fort(s) séisme(s) pouvant se manifester sur le site compte tenu des observations historiques et des connaissances géologiques et sismotectoniques de la région.

Signal vibratoire : Mouvement oscillatoire du sol soumis à un séisme.

Sismogramme : Enregistrement des mouvements du sol en fonction du temps par un sismomètre.

Sismologie Science qui étudie les tremblements de terre naturels ou artificiels, et d’une manière générale la propagation des ondes sismiques à travers.

Sismomètre (ou sismographe) : Appareil permettant de mesurer les mouvements du sol à l’aide d’un capteur mécanique.

Sismotectonique : Analyse des relations entre les structures géologiques actives et la sismicité.Elle conduit à identifier des failles actives ou sismogènes et des domaines sismotectoniques.

S.M.H.V. : séisme maximal historiquement vraisemblable : séisme historique le plus fort connu sur chaque source influente sur le site, ramené le long de cette source (ou à la limite de l’unité sismotectonique à laquelle il est rattaché) à la distance minimale du site (éventuellement sous le site même, s’il appartient
à la même source ou unité sismotectonique). Utilisé dans l'approche déterministe.

S.M.S. : séisme majoré de sécurité déduit du S.M.H.V. par une augmentation de 0.5 en magnitude et une multiplication de son spectre de réponse par un coefficient k dépendant de la fréquence. Utilisé dans l'approche déterministe.

Sollicitations : Forces (efforts) et moments de forces engendrés dans les structures par les charges.

Source sismique : Caractérise le mécanisme physique à l’origine du séisme, c’est-à-dire la rupture sur le plan de faille au niveau du foyer sismique.

Spectre de réponse élastique : Utilisé par les ingénieurs pour caractériser le système de forces (ou action sismique) qui s’applique à une structure lors d’un séisme. Il s’exprime par un graphe qui donne la réponse, en termes d’accélération, de vitesse ou de déplacement, d’un oscillateur simple en fonction de la période T, ou de son inverse, la fréquence f. C’est une courbe donnant l’accélération en fonction de la période. Le spectre correspond à l’accélération maximale d’un oscillateur simple en fonction de sa période propre et de son amortissement critique. Il dimensionne le mouvement sismique à prendre en compte dans les règles de construction.

Subduction : Processus intervenant lors de la convergence entre deux plaques tectoniques. Une plaque plongeante va retourner dans l’asthénosphère en prenant appui sur une plaque chevauchante. Il peut s’agir de deux plaques océaniques entre elles ou d’une plaque océanique et d’une plaque continentale. Les zones de subduction ont une topographie aux forts reliefs positifs et négatifs et sont le siège d’une activité géologique importante.

Système de structures sismogènes : Ensemble de failles sismogènes localement proches et à comportement dynamique et niveau de sismicité comparables.

Tectonique des plaques : La tectonique des plaques (d’abord appelée dérive des continents) est le modèle actuel du fonctionnement interne de la Terre, c’est le déplacement en surface des plaques lithosphériques sous l’effet des cellules de convection qui anime l’asthénosphère, c’est-à-dire des mouvements ascendants et descendants produits sous la lithosphère dans le manteau plastique du fait de la chaleur dégagée par la désintégration radioactive de certains éléments chimiques. Alfred Wegener (1880 –1930) est le premier inventeur de cette théorie.

Tsunami : En japonais, tsunami vient de tsu “port” et nami “vague”. C’est une onde provoquée par un rapide mouvement d’un grand volume d’eau. Au niveau de la côte, le tsunami peut générer un raz de marée. Un tsunami peut être déclenché par la brusque dénivellation du fond de la mer du fait de la rupture sismique d’une faille, ou bien par un mouvement de terrain sous marin ou côtier ou encore une éruption volcanique sous marine.

Vulnérabilité : Caractérise la fragilité d’un élément exposé au phénomène sismique. On l’exprime par une relation entre des niveaux de dommages et des niveaux d’agression sismique (courbe de vulnérabilité). On peut distinguer une vulnérabilité physique (ou structurelle), humaine, fonctionnelle, économique, sociale, …

Zonage sismique : Division d’un territoire en zones supposées homogènes s’agissant de leur niveau d’aléa sismique (séisme de référence et, selon le cas, période de retour correspondante).

Zonage sismique national : Division du territoire en zones en fonction de l’aléa sismique et permettant la mise en œuvre de prescriptions réglementaires associées à sa prise en compte (voir macrozonage). Le zonage officiel actuel en France est défini dans le décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français.